Les 10 meilleurs plugins de blocs Gutenberg comparés en 2026

par Francis Rozange | Oct 1, 2026 | Gutenberg

Le 14 juillet 2026, le plugin de blocs utilisé par plus d’un million de sites WordPress, Spectra, change de nom. Il devient Spectra Legacy, ne recevra plus de nouvelles fonctions, et son successeur, Spectra Blocks, démarre à zéro installation. Les pages construites avec l’ancien plugin ne migrent pas d’elles-mêmes : c’est un choix assumé de l’éditeur.

Cette histoire résume l’enjeu d’une bibliothèque de blocs. Ces plugins enrichissent l’éditeur natif de WordPress, sans constructeur de pages, avec des colonnes, des onglets, des compteurs ou des formulaires. Mais chacun de leurs blocs devient une dépendance de votre contenu. Le jour où le plugin s’en va, ou change de génération, vos pages en portent la trace.

Ce comparatif juge dix bibliothèques de blocs sur ce qui compte à long terme : ce qui reste de vos pages si vous retirez le plugin, la façon dont il charge son CSS, son alignement sur les outils natifs de WordPress et son état de maintenance en octobre 2026.

Comment nous les avons classés

Nous avons lu le code des plugins plutôt que leurs arguments commerciaux, sauf pour Getwid, jugé sur sa fiche et son journal des modifications. Le premier critère est ce qui survit à une désactivation, déterminé par la façon dont chaque bloc enregistre son contenu. Le deuxième est le chargement du CSS : un fichier par bloc utilisé, ou une feuille de style globale chargée dès qu’un bloc apparaît.

Viennent ensuite l’usage des réglages natifs de l’éditeur, qui permettent au thème de piloter les blocs, la date de la dernière mise à jour, et le nombre de blocs réellement utiles, une fois retirés ceux que WordPress fournit désormais lui-même. Pour savoir s’il vous faut un constructeur de pages plutôt qu’une bibliothèque de blocs, lisez notre comparatif entre Gutenberg et les constructeurs de pages.

Les chiffres de taille de fichiers cités plus bas sont ceux des fichiers livrés dans chaque plugin, pas des mesures de vitesse que nous aurions réalisées.

Ce qui reste de vos pages quand vous retirez un plugin de blocs

Blocs statiques, blocs dynamiques

Un bloc statique enregistre son HTML dans la base de données. Un bloc dynamique ne stocke qu’un commentaire et des réglages, et son HTML est produit à l’affichage par le code PHP du plugin. Le manuel de l’éditeur de blocs est clair : sans le plugin, WordPress affiche le HTML enregistré, s’il en existe un. Votre contenu ne disparaît jamais de la base, mais son rendu peut changer du tout au tout.

Le CSS, première victime

La plupart des bibliothèques enregistrent du HTML, mais génèrent le CSS au moment de l’affichage, à partir des réglages du bloc. Désactivez le plugin, et le texte reste, mais sans couleurs, sans espacements, sans mise en page. Une seule bibliothèque de ce comparatif, Stackable, enregistre le CSS de ses blocs dans le contenu lui-même, ce qui préserve une bonne partie de l’apparence.

Les mises en page construites en PHP

Le cas le plus risqué concerne les blocs de mise en page dont le conteneur n’existe qu’à l’affichage. Le bloc de rangée de Kadence Blocks, par exemple, n’enregistre que son contenu intérieur : le conteneur qui place les colonnes côte à côte est construit par le code du plugin. Sans lui, ce conteneur disparaît, les colonnes perdent leur disposition et le contenu s’empile. Dans l’éditeur, un bloc orphelin s’affiche avec un avertissement qui propose de le garder tel quel, de le convertir en HTML personnalisé s’il a enregistré du HTML, ou de le supprimer.

Vérifier avant de désactiver

Avant de retirer une bibliothèque, comptez les contenus qui l’utilisent, sur une copie de travail. Cette requête en lecture seule, ici pour Kadence, compte les publications concernées par type :

wp db query "SELECT post_type, COUNT(*) FROM $(wp db prefix)posts WHERE post_content LIKE '%wp:kadence/%' AND post_type NOT IN ('revision') GROUP BY post_type;"

N’oubliez pas les modèles, les parties de modèles, les compositions synchronisées et les menus de navigation, que les thèmes de blocs stockent aussi comme des publications. Notre sélection de commandes WP-CLI essentielles détaille ces outils.

1. GenerateBlocks : peu de blocs, du HTML sobre

Ce qu’il fait

GenerateBlocks, d’EDGE22 Studios, l’éditeur du thème GeneratePress, propose une poignée de blocs génériques : un élément conteneur ou grille, du texte, des médias, des formes et une boucle de requête. Sa philosophie tient en une idée : apprendre peu de blocs en profondeur pour tout construire. Il est installé sur plus de 200 000 sites.

Points forts

Il produit un HTML simple et génère un fichier CSS par page, limité aux blocs utilisés. Les polices Google sont désactivées par défaut. Pour un développeur, c’est la base la plus propre de ce comparatif.

Limites

Il n’y a ni bloc de témoignage, ni compte à rebours prêt à l’emploi : tout se construit. La version 2, sortie en 2025, a réécrit tous les blocs, et les anciens coexistent sur les sites qui les utilisaient. Ses points de rupture pour mobile et tablette diffèrent aussi de ceux que WordPress 7.1 propose désormais.

Prix et public

GenerateBlocks Pro coûte 99 dollars par an, utilisable sur 500 sites. Il convient aux développeurs et aux agences qui veulent un balisage sobre.

2. Kadence Blocks : la boîte à outils la plus complète, sous la marque Liquid Web

Ce qu’il fait

Kadence Blocks, plus de 600 000 installations, propose une large palette : rangées et colonnes, texte avancé, formulaires, onglets, accordéons, galeries, constructeurs d’en-tête et de navigation. Depuis 2026, la marque StellarWP a disparu, et Kadence est commercialisé par Liquid Web, l’auteur affiché sur WordPress.org étant Nexcess.

Points forts

Son chargement intelligent ne charge le CSS et le JavaScript que pour les blocs utilisés sur la page. Un module de performance gratuit ajoute le chargement différé des images d’arrière-plan. Les compositions et les modèles disponibles sont nombreux. Notre comparatif des constructeurs de pages WordPress situe Kadence face aux outils plus lourds.

Limites

C’est la bibliothèque qui crée la dépendance la plus forte : ses blocs de mise en page construisent leur conteneur en PHP, et l’en-tête, la navigation et les formulaires stockent leur configuration dans des publications séparées. Patchstack recense une quarantaine de failles corrigées dans son historique, pour la plupart de gravité modérée, mais dont une faille critique exploitable sans compte, corrigée en 2023, et trois versions de sécurité sont sorties en septembre 2026.

Prix et public

Il n’existe plus de prix séparé pour Kadence Blocks Pro : les offres Kadence coûtent 99, 299 ou 499 dollars par an. Kadence Blocks convient aux sites déjà sous le thème Kadence et à ceux qui veulent beaucoup de blocs prêts à l’emploi.

3. Spectra : un plugin devenu deux

Ce qu’il fait

Spectra, de Brainstorm Force, l’éditeur du thème Astra, existe depuis juillet 2026 sous deux formes. Spectra Legacy, plus d’un million d’installations, reçoit uniquement des correctifs de sécurité et de compatibilité. Spectra Blocks, plus de 50 000 installations, est une reconstruction complète sur les interfaces modernes de l’éditeur, avec moins de blocs par choix.

Points forts

Spectra Blocks est la seule bibliothèque de ce comparatif dont la plupart des blocs déclarent les réglages natifs de l’éditeur : couleurs, espacements, typographie, bordures. Le thème peut donc les piloter, et depuis septembre 2026, ses réglages par écran suivent les points de rupture de WordPress. Chaque page ne charge que le CSS de ses blocs.

Limites

Il faut raisonner avec deux plugins, sans outil de migration de l’un à l’autre. L’éditeur prévient que le CSS personnalisé écrit pour les classes de Legacy est à refaire. Spectra Blocks exige PHP 8.1, et ses fonctions d’IA passent par un plugin séparé, Zip AI, et un compte ZipWP alimenté en crédits.

Prix et public

Spectra Pro coûte 69 dollars par an pour trois sites, et une même licence couvre les deux plugins. Spectra convient aux utilisateurs d’Astra ; pour un nouveau site, partez de Spectra Blocks.

Le cas réel : Spectra, d’un plugin à deux, avec une faille entre les deux

L’histoire de Spectra entre fin 2025 et l’automne 2026 illustre à elle seule tout ce que cet article décrit : la dépendance assumée du contenu, l’adaptation permanente aux versions de WordPress, et la sécurité. Chaque étape est documentée par l’éditeur, par le code du plugin et par les bases de vulnérabilités.

L’avertissement

Le 14 novembre 2025, l’équipe Spectra annonce une version 3 reconstruite de zéro, dont les blocs fonctionneront séparément des anciens. Elle exclut toute migration automatique, qui risquerait selon elle de casser les mises en page existantes, et promet que les anciens blocs continueront de fonctionner.

La faille née d’une adaptation

Le 4 décembre 2025, la version 2.19.17 ajoute la compatibilité avec WordPress 6.9, qui permet désormais de masquer un bloc. Pour cela, le plugin enregistre côté serveur tout bloc nommé uagb/ trouvé dans le contenu, en utilisant les attributs écrits dans la page comme paramètres d’enregistrement du type de bloc. Cette ligne de code ouvre une porte : un compte de contributeur peut faire exécuter du code sur le serveur, avec un contenu combinant deux faux blocs.

Le 4 mai 2026, la version 2.19.26 corrige la faille, signalée par Wordfence, en vidant exactement ces arguments. La base de vulnérabilités américaine publie l’identifiant CVE-2026-7465 le 30 mai, avec la note de 8,8 sur 10 attribuée par Wordfence. Patchstack l’affiche comme exploitée, mais elle ne figure pas au catalogue officiel des failles exploitées de l’agence américaine CISA : aucune exploitation n’a été confirmée publiquement.

Les effets de bord

Au printemps 2026, pour suivre WordPress 7.0 et son éditeur isolé dans un cadre, Spectra migre tous ses blocs vers la version 3 de l’interface des blocs. Les versions suivantes corrigent des blocs FAQ jugés invalides dans l’éditeur, puis l’ancre, les classes CSS et les conditions d’affichage du bloc Info Box, disparues en façade.

La scission

Le 8 juillet 2026, Spectra Blocks est accepté sur WordPress.org, et sa version 1.0.0 sort le 13 juillet. Le 14 juillet, l’ancien plugin devient Spectra Legacy, avec l’assurance que blocs, réglages et contenus restent intacts. Fin juillet, l’éditeur justifie son choix : reconstruire à l’intérieur de l’ancien plugin aurait exposé tous les sites existants à une réécriture complète. La migration est facultative, à votre rythme.

À l’automne 2026, Legacy continue de recevoir des correctifs de sécurité et de compatibilité avec WordPress 7.1, tandis que Spectra Blocks dépasse 50 000 installations, contre plus d’un million pour Legacy.

Ce qu’il faut en retenir

Une bibliothèque de blocs est une dépendance du contenu, pas seulement de l’éditeur : Brainstorm Force indique elle-même qu’un bloc a besoin de son plugin pour s’afficher et rester modifiable. Une bibliothèque peut se scinder en générations, et l’ancien contenu ne suit pas tout seul, comme l’ont montré avant Spectra GenerateBlocks et Stackable, dont les blocs de première génération restent livrés pour les anciens contenus. Enfin, chaque version de WordPress oblige les bibliothèques à s’adapter, et c’est dans ce code d’adaptation que naissent bogues et failles.

Une structure de verre qui se divise en deux, l'une ancienne et terne, l'autre neuve et lumineuse

4. Stackable : le CSS enregistré dans le contenu

Ce qu’il fait

Stackable, plus de 100 000 installations, propose une quarantaine de blocs, un système de design global, des préréglages issus du fichier theme.json et des points de rupture personnalisables. Sa bibliothèque de compositions est fournie.

Points forts

C’est la bibliothèque qui résiste le mieux à une désactivation : chaque bloc enregistre son propre CSS dans le contenu de la page. Sans le plugin, ces styles restent, seule la feuille de base de mise en page disparaît. Elle sait aussi hériter des styles d’un thème de blocs.

Limites

L’éditeur annonce un poids de quelques kilo-octets, mais la feuille de style livrée dans la version actuelle pèse plus de 90 Ko non compressés, chargée d’un coup, avec une petite feuille responsive de 13 Ko, dès qu’un bloc Stackable apparaît sur la page. D’anciens blocs de la version 2 sont toujours livrés pour les contenus qui les utilisent.

Prix et public

L’offre Premium coûte 49 dollars par an pour un site, et les fonctions premium continuent de fonctionner après expiration. Stackable convient aux designers qui veulent un système de design posé sur un thème de blocs.

5. Otter Blocks : conditions d’affichage et formulaires

Ce qu’il fait

Otter Blocks, de Themeisle, plus de 300 000 installations, ajoute une trentaine de blocs, des conditions d’affichage, du CSS personnalisé et des animations applicables à n’importe quel bloc, et un bloc de formulaire avec paiement Stripe. Depuis juillet 2026, une barre d’outils d’IA s’appuie sur les connecteurs d’IA de WordPress 7.0.

Points forts et limites

Les conditions d’affichage et les formulaires évitent souvent d’installer deux plugins supplémentaires. Le CSS est généré dans un fichier par publication. Sans le plugin, la plupart des blocs gardent leur HTML, sans styles, et une douzaine de blocs dynamiques disparaissent. Deux failles de contournement de vérification d’achat ont été corrigées en 2026.

Prix et public

Les offres coûtent 69 dollars par an pour un site, 99 pour cinq et 149 sans limite, au prix affiché en octobre 2026. Otter convient aux utilisateurs des thèmes Neve et aux sites qui veulent conditions et formulaires dans un même outil.

6. Greenshift : les animations, avec un cœur gratuit

Ce qu’il fait

Greenshift, plus de 70 000 installations, s’adresse aux pages d’atterrissage animées : bloc élément universel, grille CSS, animations avancées en module payant. Son éditeur affirme que toutes les fonctions de base sont et resteront gratuites.

Points forts et limites

Les styles sont découpés par bloc et chargés seulement s’ils sont utilisés, et le plugin applique depuis WordPress 7.1 les points de rupture déclarés dans le thème. En revanche, le CSS de chaque bloc vit dans ses réglages : sans le plugin, la mise en forme disparaît. Sa fiche se dit testée avec WordPress 7.2, une version pas encore sortie, et sa promesse d’un score parfait sur mobile relève du discours commercial.

Prix et public

Le cœur est gratuit ; les modules payants démarrent à 39,99 dollars par an, au prix affiché en octobre 2026. Greenshift convient aux pages riches en animations, pour des utilisateurs à l’aise avec une logique de classes CSS.

7. Essential Blocks : le catalogue le plus large

Ce qu’il fait

Essential Blocks, de WPDeveloper, plus de 200 000 installations, livre près de soixante blocs dans sa version gratuite, sous-blocs non compris, dont des blocs produits pour WooCommerce, et permet d’activer ou de désactiver chaque bloc individuellement.

Points forts et limites

Le catalogue est le plus fourni du comparatif, et la désactivation des blocs inutiles limite le poids. Le CSS est recalculé à l’affichage à partir des réglages : sans le plugin, le HTML reste mais perd ses styles. Son historique de sécurité compte deux failles sérieuses en 2023, exploitables sans compte, et une fuite de données de ventes WooCommerce corrigée fin juillet 2026 (version 6.4.0) et rendue publique en août.

Prix et public

L’offre Pro démarre à 39 dollars par an pour un site, au prix affiché en octobre 2026. Essential Blocks convient aux sites qui veulent beaucoup de widgets prêts à l’emploi, boutiques comprises.

8. Ultimate Blocks : les blocs éditoriaux et le balisage schema

Ce qu’il fait

Ultimate Blocks, plus de 50 000 installations, se distingue par ses blocs éditoriaux : table des matières, bloc d’avis et bloc de procédure avec balisage schema, contenu dépliable, filtre de contenu.

Points forts et limites

Pour un blog ou un site d’avis, ses blocs couvrent des besoins précis que WordPress ne traite pas nativement. Mais une seule feuille de style d’environ 80 Ko se charge dès qu’un de ses blocs apparaît, et le bloc de titre avancé appelle les polices Google depuis leurs serveurs, un point à vérifier au regard du RGPD. Plusieurs blocs, comme la boîte stylée, construisent leur conteneur en PHP et le perdent sans le plugin.

Prix et public

Ultimate Blocks Pro démarre à 39 dollars par an pour un site, au prix affiché en octobre 2026. Ultimate Blocks convient aux blogueurs et aux sites d’avis ou d’affiliation.

9. Getwid : quarante blocs passés sur l’interface native

Ce qu’il fait

Getwid, de MotoPress, plus de 50 000 installations, propose plus de quarante blocs et plus de trente-cinq modèles prêts à l’emploi. Il exige désormais WordPress 7.0.

Points forts et limites

Sa version 3.0, fin août 2026, a modernisé tous les blocs pour utiliser la dernière interface des blocs et le chargement natif des ressources. Il se dit compatible avec les thèmes de blocs. La fiche WordPress.org ne mentionne aucune version payante.

Prix et public

Gratuit sur WordPress.org. Getwid convient aux sites qui veulent une large collection de blocs gratuits, récemment remise à niveau.

10. CoBlocks : encore installé, sans mise à jour depuis mars 2026

Ce qu’il fait

CoBlocks, de GoDaddy, plus de 300 000 installations, propose galeries, formulaires, tableaux de prix, menus de restaurant et événements, gratuitement.

Limites décisives

Sa dernière version date de mars 2026, et il n’est testé que jusqu’à WordPress 6.8, trois versions majeures en arrière. Sa feuille de style combinée pèse plus de 250 Ko non compressés et se charge sur toute page qui affiche un bloc CoBlocks. Son test de chargement, qui se déclenche aussi sur les blocs natifs comme les paragraphes, ajoute en plus deux petites feuilles d’environ 23 Ko sur presque toutes les pages. Un tel poids pèse sur les Core Web Vitals.

Prix et public

Gratuit. CoBlocks ne convient qu’aux sites existants qui l’utilisent déjà, en attendant de le remplacer ; ce n’est pas un choix pour un nouveau site.

Ce que WordPress fait désormais sans plugin

Une partie de ce que vendaient les bibliothèques de blocs est arrivée dans le cœur. WordPress 6.9, en décembre 2025, a ajouté un bloc Accordéon et la possibilité de masquer un bloc, retiré alors du HTML publié. WordPress 7.0 a ajouté des blocs Icône et Fil d’Ariane, et le choix des blocs affichés selon la taille d’écran. WordPress 7.1 a ajouté un bloc Onglets, des styles différents selon l’écran pour tous les blocs qui utilisent les réglages natifs, et des points de rupture configurables.

Une nuance importante : un bloc masqué sur mobile avec la fonction de WordPress 7.0 reste présent dans la page, simplement caché par le CSS, et n’allège donc pas la page. Notre article sur les nouveautés de WordPress 7 détaille ces fonctions. Avant d’installer une bibliothèque, vérifiez que le cœur ne fait pas déjà ce dont vous avez besoin.

Comment choisir

  • Un site existant : gardez la bibliothèque en place, mettez-la à jour, et ne la remplacez qu’en reconstruisant les pages concernées.
  • Un nouveau site sous thème de blocs : Spectra Blocks, aligné sur les réglages natifs, ou GenerateBlocks pour un balisage sobre, avec ses propres réglages de style.
  • Un besoin de nombreux widgets : Kadence Blocks ou Essential Blocks, en acceptant la dépendance.
  • Un blog éditorial : Ultimate Blocks pour la table des matières et les avis.
  • Des pages très animées : Greenshift.

Pensez aussi à qui publie. La plupart des failles des bibliothèques de blocs exigent un compte de contributeur ou plus : limiter ces comptes réduit le risque, comme l’explique notre guide des rôles utilisateurs WordPress. Et n’empilez pas deux bibliothèques qui font la même chose.

Tableau récapitulatif

Plugin Installations Chargement du CSS Sans le plugin Prix (oct. 2026)
GenerateBlocks 200 000 et plus Fichier par page HTML conservé, sans styles Pro 99 $ par an
Kadence Blocks 600 000 et plus Par bloc utilisé Mises en page perdues Offres Kadence dès 99 $ par an
Spectra Blocks 50 000 et plus Par bloc, natif Plugin requis Pro 69 $ par an, 3 sites
Stackable 100 000 et plus Fichier global si utilisé Styles en partie conservés Premium 49 $ par an
Otter Blocks 300 000 et plus Fichier par publication HTML conservé, sans styles Dès 69 $ par an
Greenshift 70 000 et plus Par bloc, en ligne HTML conservé, sans styles Gratuit, modules dès 39,99 $
Essential Blocks 200 000 et plus Recalculé à l’affichage HTML conservé, sans styles Pro dès 39 $ par an
Ultimate Blocks 50 000 et plus Fichier global si utilisé Certains conteneurs perdus Pro 39 $ par an
Getwid 50 000 et plus Natif depuis la 3.0 Non vérifié Gratuit
CoBlocks 300 000 et plus Fichier global si utilisé, petits fichiers presque partout HTML conservé, sans styles Gratuit

Questions fréquentes

Mon contenu disparaît-il si je désactive le plugin ?

Non, il reste dans la base de données. Ce qui se perd, c’est le rendu : les styles générés par le plugin, les blocs dynamiques et les mises en page construites en PHP. Les pages restent en général lisibles, mais souvent méconnaissables. Exception : un bloc entièrement dynamique qui garde son texte dans ses réglages, comme le bloc Texte de Spectra Blocks, n’affiche plus rien du tout. Réactivez le plugin et tout revient.

Peut-on utiliser deux bibliothèques à la fois ?

Techniquement oui, mais chaque bibliothèque ajoute son CSS, ses scripts et sa dépendance. Choisissez-en une et tenez-vous-y, sauf besoin précis qu’elle ne couvre pas.

Faut-il migrer de Spectra Legacy vers Spectra Blocks ?

Rien ne presse : Legacy reçoit toujours ses correctifs de sécurité. Utilisez Spectra Blocks pour les nouvelles pages et reconstruisez les anciennes au fil des refontes, puisqu’aucun outil ne les convertit.

Les blocs natifs suffisent-ils en 2026 ?

Pour beaucoup de sites, oui : accordéon, onglets, icônes, fil d’Ariane et styles par écran sont désormais dans WordPress. Une bibliothèque reste utile pour les formulaires, les compteurs, les animations ou les blocs éditoriaux avec balisage schema.

À qui appartient Kadence aujourd’hui ?

Au groupe Liquid Web, qui le possédait déjà via StellarWP. Depuis la disparition de cette marque en 2026, Kadence est vendu sous le nom Liquid Web, et Nexcess apparaît comme auteur sur WordPress.org. Le plugin gratuit reste disponible sur WordPress.org.

Verdict

Une bibliothèque de blocs devient une dépendance de votre contenu, pour toute la vie du site. Les meilleures limitent cette dépendance, en enregistrant du HTML propre, en chargeant seulement le CSS utile et en s’appuyant sur les réglages natifs de WordPress. GenerateBlocks enregistre le HTML le plus sobre et ne charge que le CSS utile, avec ses propres réglages de style.

Spectra Blocks va le plus loin dans l’usage des réglages natifs, mais plusieurs de ses blocs, dont Texte et Bouton, n’enregistrent aucun HTML : sans le plugin, leur contenu n’est plus affiché. Stackable préserve le mieux l’apparence, et Kadence offre le plus au prix d’une forte dépendance.

L’histoire de Spectra rappelle enfin que les générations passent et que l’ancien contenu ne suit pas tout seul. Choisissez peu, choisissez maintenu, et vérifiez à chaque nouvelle version de WordPress si le cœur ne fait pas déjà ce que vous payez.

Sources


LaFactory conçoit, développe et maintient des sites WordPress et WooCommerce, thèmes de blocs compris, et développe ses propres plugins. Parlons de votre projet WordPress.

Francis Rozange

Ancien chef de rubrique à Libération, il dirige LaFactory, agence web internationale depuis 1996.

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