Gutenberg ou constructeur de pages en 2026 : Elementor, Divi 5, Bricks

par Francis Rozange | Oct 2, 2026 | Gutenberg

Le 26 février 2026, Elegant Themes a mis fin à la longue bêta de Divi 5. Dix ans de pages enregistrées sous forme de codes courts pouvaient désormais devenir, d'un clic, du balisage de blocs WordPress. L'éditeur prévient pourtant dans sa documentation : une fois converti, un contenu ne peut plus revenir au format de Divi 4.

Cette date résume la question que se posent beaucoup de propriétaires de sites en 2026 : faut-il encore un constructeur de pages, alors que l'éditeur natif de WordPress sait désormais régler un bloc écran par écran, appliquer du CSS bloc par bloc et cantonner un client au contenu des compositions ?

Ce guide compare l'éditeur de blocs, souvent appelé Gutenberg, avec Elementor, Divi 5 et Bricks, sur les critères qui comptent dans la durée : ce que chacun sait faire, où il enregistre vos pages, ce qu'il en reste si vous l'abandonnez, ce que disent les données de performance réelles, l'expérience de vos rédacteurs et la maintenance. Il se termine par une matrice de décision.

Ce que l'éditeur natif sait faire en 2026

La mise en page écran par écran

Pendant des années, l'argument principal des constructeurs tenait en un mot : le responsive. WordPress 7.0, sorti en mai 2026, permet de choisir quels blocs apparaissent sur mobile, tablette ou ordinateur. WordPress 7.1, en août, va plus loin : il règle l'apparence d'un bloc selon la taille d'écran directement dans l'éditeur, sans CSS, avec des points de rupture configurables dans theme.json.

Une précision compte : les blocs masqués sur un écran restent présents dans le code de la page, et c'est le CSS qui les cache. Masquer un bloc sur mobile n'allège donc pas la page.

CSS par bloc, états de survol et compositions en mode contenu

WordPress 7.0 a ajouté le CSS personnalisé appliqué à un bloc précis, et 7.1 les états de survol, de focus et d'activation pour les boutons et les liens de navigation, sans code.

Surtout, depuis 7.0, les compositions non synchronisées et les parties de modèle s'ouvrent par défaut en mode contenu seul : un rédacteur change d'abord les textes et les images, et doit passer explicitement en édition de la composition pour toucher à la mise en page. Cela protège du client qui casse le design par mégarde. Pour interdire vraiment une modification, il faut verrouiller les blocs.

Le thème compte autant que l'éditeur

Les fonctions de mise en page de l'éditeur natif dépendent en partie du thème. L'éditeur de site, qui permet de modifier en-têtes, pieds de page et modèles avec des blocs, n'est disponible qu'avec un thème de blocs. Les points de rupture de WordPress 7.1 se règlent dans le fichier theme.json. Un thème classique profite de l'éditeur de blocs pour les contenus, mais pas de la mise en page complète du site.

Comparer l'éditeur natif à un constructeur suppose donc de comparer aussi les thèmes : un bon thème de blocs fournit des compositions prêtes à l'emploi et une palette cohérente, là où un constructeur apporte ses propres gabarits.

Ce qui manque encore

L'éditeur natif n'a ni fenêtres surgissantes, ni formulaires, ni filtres de résultats pour les visiteurs, ni système d'animations. Les styles adaptatifs de 7.1 ne s'appliquent qu'aux réglages standard des blocs, pas aux contrôles spécifiques des blocs tiers : c'est un objectif de WordPress 7.2, prévu début décembre 2026, sans garantie. Pour combler ces manques, une bibliothèque de blocs reste souvent nécessaire, comme le montre notre sélection de plugins de blocs Gutenberg.

Elementor 4 : l'éditeur atomique, par défaut pour les nouveaux sites

De la V3 à la V4

Elementor dépasse les dix millions d'installations actives et en est à la version 4.3.3 fin septembre 2026. Son nouvel éditeur, dit atomique, est apparu en version alpha en mai 2025, déconseillé en production. Il est passé en bêta en février 2026, puis est devenu stable et actif par défaut avec la version 4.0, le 30 mars 2026, mais seulement pour les nouveaux sites.

Les sites existants ne changent pas en passant à la 4.0. Les nouveaux éléments atomiques peuvent cohabiter avec les anciens widgets sur une même page. En pratique, un site ancien qui adopte les éléments atomiques combine donc deux systèmes de styles, celui des widgets V3 et celui des classes et variables de la V4.

Où vivent vos pages

Elementor enregistre la mise en page en JSON dans une métadonnée privée de chaque page, _elementor_data. La V4 ne change rien à ce principe. À chaque enregistrement, Elementor réécrit aussi le contenu principal de la page avec une version dépouillée : titres, paragraphes, images et liens, sans mise en page ni styles. C'est ce que vos visiteurs verraient si Elementor était désactivé.

Des réglages de performance réservés aux nouveaux sites

Elementor a beaucoup travaillé le poids de son code ces dernières années. Le conteneur Flexbox est devenu la mise en page par défaut des nouveaux sites en septembre 2023. L'option qui supprime les éléments d'enveloppe inutiles, présentée comme un moyen de réduire la taille du DOM, a été activée pour les nouveaux sites en juillet 2025.

Le point commun de ces améliorations : elles s'appliquent par défaut aux nouveaux sites. Un site Elementor plus ancien garde ses sections, ses colonnes et son balisage d'origine tant que personne ne bascule les réglages, ce qui demande de vérifier chaque page. Les gains de score annoncés par Elementor sur sa page du répertoire restent ceux de ses propres tests.

Les prix en octobre 2026

Elementor reste gratuit dans sa version de base. Au moment où nous écrivons, la version Pro commence à 60 dollars par an pour un site, sans envoi de formulaires ni fenêtres surgissantes, et l'offre Advanced pour un site coûte 84 dollars. La formule One, qui ajoute des crédits pour l'IA et d'autres services, coûte 180 dollars la première année puis 228 dollars au renouvellement.

Divi 5 : des blocs WordPress qui ne parlent qu'à Divi

Le format, vu de près

Divi 4 enregistrait les pages sous forme de codes courts imbriqués, comme

. Divi 5 adopte la grammaire des blocs de WordPress, avec son propre espace de noms. La documentation des développeurs le confirme : le contenu est enregistré au même format sérialisé que celui de l'éditeur de blocs. Voici, simplifié, à quoi ressemble un module :

<!-- wp:divi/section -->
<!-- wp:divi/row -->
<!-- wp:divi/column -->
<!-- wp:divi/cta {"title":{"desktop":{"value":"Titre"}},"content":{"desktop":{"value":"\u003cp\u003eTexte\u003c/p\u003e"}}} /-->
<!-- /wp:divi/column -->
<!-- /wp:divi/row -->
<!-- /wp:divi/section -->

Le détail change tout. Un bloc statique, du cœur comme d'un plugin, enregistre son HTML entre ses balises de commentaire : si le plugin qui l'a créé disparaît, WordPress peut encore l'afficher. Un module Divi 5 est un commentaire auto-fermant, dont le texte et les réglages vivent dans des attributs JSON. Sans Divi, il ne reste aucun HTML à afficher. Le format est celui des blocs, le contenu n'est pas portable.

Rétrocompatibilité et migration

Après la mise à jour, les pages non converties tournent en mode de compatibilité, sans les gains de performance de Divi 5. Un outil de migration convertit les modules de Divi 4 sur tout le site, en moins d'une minute sur la plupart des sites selon l'éditeur, et garde une copie du contenu d'origine. Les modules tiers sans version Divi 5 restent en compatibilité, et le CSS personnalisé peut demander des retouches.

Les prix

Divi reste vendu pour un nombre illimité de sites : 89 dollars par an, ou 249 dollars en licence à vie, au moment où nous écrivons. Ce modèle séduit les agences qui construisent beaucoup de sites.

Le cas Divi : dix ans de codes courts, un aller simple

La transition de Divi vers les blocs a été documentée étape par étape par l'éditeur lui-même, de 2022 à 2026. Elle montre ce que coûte, même pour un éditeur important, la sortie d'un format propriétaire.

Une dette de dix ans

Pendant une décennie, chaque page Divi a été enregistrée comme un empilement de codes courts, chaque réglage porté par un attribut. Désactivez Divi 4, et ces codes courts s'affichent tels quels, en texte brut, sur le site. Elegant Themes a lui-même présenté Divi 5 comme une libération de dix ans de dette technique.

Une reconstruction menée au grand jour

La documentation des développeurs de Divi 5 apparaît en juin 2022, les premières versions pour développeurs au printemps 2023. En mars 2024, l'éditeur annonce que ses tests montrent un rendu côté serveur deux fois plus rapide que Divi 4 et une consommation de mémoire divisée par deux, des chiffres qui restent ceux de l'éditeur. En mai 2024, il explique que les pages non converties chargeront à la demande le moteur de Divi 4, avec un coût en performance.

La version alpha publique sort le 26 septembre 2024, explicitement déconseillée en production. Après plus d'un an d'alpha, la bêta publique suit, d'octobre 2025 à février 2026. En janvier 2026, l'éditeur fixe la date de sortie et affirme que 40 % de ses clients ont déjà choisi Divi 5.

Une sortie à sens unique

Le 26 février 2026, Divi 5 sort officiellement, en option. Les sites existants restent sur Divi 4 tant que leur propriétaire ne clique pas sur le bouton d'activation, ajouté la veille. Divi 4 reste maintenu au moins douze mois, une promesse revue à la hausse par rapport aux six mois annoncés en janvier.

La documentation est claire sur le point essentiel : une fois converti, un contenu ne peut pas revenir au format de Divi 4, que Divi 4 est incapable de lire. Le retour en arrière passe par la copie conservée par l'outil de migration, par les révisions de WordPress ou par une sauvegarde, puis par le retour du thème à Divi 4.

Deux branches à maintenir

Depuis, Divi 5 sort une version toutes les deux semaines environ, jusqu'à la 5.14 fin septembre 2026, qui corrige encore des écarts de mise en forme apparus après une migration depuis Divi 4. En parallèle, la branche Divi 4 continue : cinq correctifs de sécurité en mai, une mise en compatibilité avec l'éditeur de WordPress 7.1 le jour même de sa sortie, en août, puis en septembre la correction d'une perte de mise en page dans ce même éditeur.

Ce qu'il faut en retenir

La grammaire des blocs ne garantit pas la portabilité : sans Divi, une page Divi 5 n'a pas de solution de repli lisible. Sortir de son propre format prend des années, impose deux branches et ne se fait que dans un sens. Les nouvelles versions de WordPress continuent de provoquer des bugs côté constructeur, même quand celui-ci a adopté les blocs. Une migration de ce type se prépare sur une copie du site : sauvegarde, outil de migration, vérification des modules tiers et du CSS personnalisé.

Une porte de verre qui ne s'ouvre que dans un sens, traversée par un flux de lumière

Bricks : le thème des développeurs

Stockage et passerelle vers l'éditeur de blocs

Bricks n'est pas un plugin mais un thème commercial doté d'un constructeur visuel. Changer de thème revient donc à quitter Bricks. Il enregistre chaque page dans trois métadonnées, pour l'en-tête, le contenu et le pied de page. Une option permet aussi d'enregistrer le résultat sous forme de blocs de l'éditeur natif, mais seulement pour les blocs standard de WordPress, et elle est désactivée par défaut.

Bricks attire surtout les développeurs : classes CSS globales, composants, requêtes personnalisées. Sa courbe d'apprentissage est la plus raide des quatre, et son offre de modules tiers la plus réduite.

Les licences

Bricks se vend désormais surtout par abonnement, de 79 à 249 dollars par an selon le nombre de sites, ou 599 dollars en licence à vie, au moment où nous écrivons. À l'arrêt de l'abonnement, les sites restent modifiables, sans mises à jour ni assistance.

Rapide, mais pas invulnérable

En février 2024, une faille de Bricks permettait à un visiteur anonyme d'exécuter du code sur le serveur, notée 10 sur 10. L'éditeur a publié le correctif le 13 février, et Patchstack a observé les premières tentatives d'exploitation dès le lendemain. Une page légère ne garantit pas une petite surface d'attaque : un constructeur exécute du code sur chaque page.

Poids des pages et Core Web Vitals : ce que disent les données de terrain

Les tests en laboratoire publiés par les éditeurs ne suffisent pas. Les données de terrain de Chrome, compilées par le HTTP Archive, indiquent la part des sites qui passent les trois Core Web Vitals sur mobile, en août 2026 :

Groupe de sitesSites conformes sur mobilePoids médian d'une page mobile
Elementor36,8 %2,9 Mo
Divi41,7 %2,8 Mo
Tous les sites WordPress48,7 %2,7 Mo
Éditeur de blocs53,1 %2,3 Mo
Bricks55,7 %2,3 Mo

Ces chiffres demandent de la prudence. Ils mesurent une corrélation, pas une cause : l'hébergement, les images, les plugins et le profil de ceux qui construisent les sites diffèrent d'un groupe à l'autre. Les groupes se recoupent, un site pouvant utiliser Elementor et l'éditeur de blocs. Les sites Bricks sont peu nombreux et surtout construits par des développeurs. L'écart se joue surtout sur le temps d'affichage du plus grand élément, moins sur la réactivité.

Un an plus tôt, en août 2025, tous ces groupes affichaient des taux plus faibles, d'environ trois à cinq points selon les cas, de 2,7 points pour Divi à 4,8 pour l'éditeur de blocs. Le web dans son ensemble est devenu plus rapide, ce qui interdit d'attribuer un progrès à une seule version d'un outil, comme Divi 5.

Le Web Almanac 2025 va dans le même sens : les optimisations des constructeurs aident, sans effacer complètement l'écart avec les sites construits de façon plus maîtrisée. Notre guide des correctifs Core Web Vitals détaille les leviers, quel que soit l'outil.

Ce qui reste quand on désactive

Aucun outil ne supprime vos contenus quand vous le désactivez : les données restent en base. Ce qui se perd, c'est l'affichage, la mise en page et la possibilité de modifier.

  • Éditeur natif : rien à désactiver, les blocs du cœur s'affichent toujours.
  • Elementor : le site affiche la copie dépouillée, textes, titres, images et liens, sans mise en page ; les en-têtes, pieds de page et fenêtres créés avec son générateur de thème disparaissent.
  • Divi 4 : les codes courts s'affichent en texte brut.
  • Divi 5 : les blocs Divi ne portent pas de HTML enregistré, la mise en page ne s'affiche pratiquement plus. C'est une déduction à partir du format documenté, que nous n'avons pas testée.
  • Bricks : WordPress affiche le contenu principal de la page, souvent vide, sauf si l'option d'enregistrement en blocs était activée.

Le résultat est paradoxal. Un bloc natif enregistre son HTML, et la documentation de l'éditeur précise que WordPress se rabat sur ce HTML si le bloc n'est plus reconnu. Elementor, avec sa copie dépouillée réécrite à chaque enregistrement, laisse un repli lisible. Divi 5, qui a pourtant adopté la grammaire des blocs, en laisse le moins, puisque ses modules ne portent aucun HTML.

Hormis l'option de Bricks, désactivée par défaut et limitée aux blocs standard de WordPress, aucun outil officiel ne convertit les pages d'un constructeur vers les blocs natifs, ni vers un autre constructeur. Changer d'outil revient à reconstruire, page par page et modèle par modèle. Notre comparatif des constructeurs de pages WordPress présente les autres options du marché.

L'expérience de ceux qui modifient le site

Pour un rédacteur, l'éditeur natif a un avantage simple : c'est le même outil que pour les articles. Les compositions en mode contenu seul, les blocs verrouillés et, depuis 7.1, les notes avec mentions couvrent la plupart des besoins d'un site éditorial.

Elementor propose avec ses composants, réservés à la version Pro, une approche voisine : seules certaines propriétés sont modifiables par le client. Divi 5 mise sur les préréglages, les variables de design et les classes. Bricks peut exposer ses composants dans l'éditeur de blocs, une fonction encore expérimentale, et sa documentation décrit un usage courant : construire les pages et les modèles dans Bricks, écrire les articles dans l'éditeur de blocs.

Divi 5 propose de son côté sept points de rupture personnalisables, des espaces de travail et un panneau des calques, qui facilitent le travail des designers plus que celui des rédacteurs. Pour un client qui ne fait que mettre à jour des textes, cette richesse peut devenir un piège : plus il y a de réglages accessibles, plus il y a de façons de casser une mise en page.

Les quatre outils ont aussi ajouté de l'IA en 2026 : WordPress 7.0 se connecte à des fournisseurs d'IA, Divi intègre son propre agent, et Elementor comme Bricks laissent des agents externes modifier le site. Pour un site client, savoir qui dispose d'un accès administrateur et de mots de passe d'application fait désormais partie du choix.

La maintenance sur plusieurs années

WordPress publie trois versions majeures en 2026, et chacune oblige les constructeurs à s'adapter. Elementor a publié 39 versions entre janvier et septembre 2026, dont 13 mentionnent des correctifs de sécurité. Divi maintient deux branches en parallèle. Pour sa version 2.0, en juillet 2025, Bricks recommandait de tester la mise à jour sur une copie du site avant la production. Cette version corrigeait aussi une seconde faille exploitable sans compte, une injection SQL, pour laquelle l'éditeur indiquait n'avoir aucune preuve d'exploitation.

Certaines évolutions cassent des personnalisations : chez Elementor, la suppression d'éléments d'enveloppe inutiles a pu rendre caduc du CSS qui les ciblait, et la V4 ajoute un second système de styles. Chez Divi, la conversion est définitive. Quel que soit l'outil, gardez les mises à jour actives et limitez les comptes capables de modifier les pages.

Matrice de décision

CritèreÉditeur natifElementor 4Divi 5Bricks 2.4
Coût de licenceGratuitBase gratuite, Pro dès 60 $ par an89 $ par an ou 249 $ à vie79 à 249 $ par an ou 599 $ à vie
Où vivent les pagesContenu, en HTMLMétadonnée JSON et copie simpleContenu, blocs Divi sans HTMLMétadonnées
Après désactivationTout s'afficheTextes et images, sans mise en pagePratiquement rien de visibleContenu principal seulement
Courbe d'apprentissageLa plus douce pour les rédacteursFaibleMoyenneLa plus raide
Modules tiersBibliothèques de blocsLe plus vasteGrande place de marchéLe plus réduit
Dépendance au thèmeTout thèmeTout thèmeThème Divi (le plugin Divi Builder est encore en Divi 4)Bricks est le thème

Selon votre profil

  • Site éditorial, blog, équipe de rédaction, longue durée de vie : l'éditeur natif, complété si besoin par une bibliothèque de blocs et un thème de blocs solide.
  • Site marketing modifié par des non-techniciens, nombreuses pages d'atterrissage et fenêtres surgissantes : Elementor, en acceptant la dépendance.
  • Site existant sous Divi 4 : rester, ou migrer vers Divi 5 sur une copie ; ne mélangez pas cette migration avec un départ de Divi.
  • Agence qui construit beaucoup de sites : Divi ou Bricks en licence à vie.
  • Projet mené par des développeurs, avec un budget de performance : Bricks, ou l'éditeur natif avec une bibliothèque de blocs légère.

Avant de changer d'outil : l'inventaire

Avant de quitter un constructeur, ou d'en choisir un pour un site existant, mesurez ce qui en dépend. Ces commandes WP-CLI, en lecture seule, listent les contenus construits avec Elementor ou Bricks. Lancez-les de préférence sur une copie du site :

wp post list --post_type=any --meta_key=_elementor_edit_mode --meta_value=builder --fields=ID,post_type,post_title
wp post list --post_type=any --meta_key=_bricks_page_content_2 --fields=ID,post_type,post_title

Pour Divi, une requête en lecture seule compte les contenus encore au format de Divi 4, sous forme de codes courts, par type de contenu :

wp db query "SELECT post_type, COUNT(*) FROM $(wp db prefix)posts WHERE post_content LIKE '%[et_pb_section%' GROUP BY post_type;"

N'oubliez pas les modèles : bibliothèque d'Elementor, modèles de Bricks, mises en page de Divi. Ceux d'Elementor échappent à --post_type=any, qui ignore les types de contenu exclus de la recherche : listez-les avec wp post list --post_type=elementor_library,bricks_template --fields=ID,post_type,post_title. Ce sont souvent eux, en-têtes, pieds de page et gabarits d'articles, qui représentent le plus de travail à reconstruire.

Questions fréquentes

Divi 5 est-il compatible avec l'éditeur de blocs ?

Il utilise le même format d'enregistrement, mais ses blocs ne sont lisibles que par Divi. Sans Divi, une page Divi 5 ne s'affiche pratiquement plus, et ses blocs ne peuvent pas être convertis en blocs natifs.

Que devient mon site si j'arrête de payer Elementor Pro ?

Le site continue de fonctionner, mais vous ne pouvez plus mettre à jour Elementor Pro ni ajouter de fonctions Pro, et l'accès aux fonctions Pro déjà utilisées peut devenir limité, selon Elementor. Si vous désactivez Elementor lui-même, les pages n'affichent plus que leur copie dépouillée, sans mise en page.

Faut-il activer l'éditeur atomique d'Elementor sur un site existant ?

Rien ne l'impose : les sites existants gardent leur configuration, et les anciens widgets restent pris en charge. Si vous l'activez, faites-le sur une copie du site, et attendez-vous à gérer deux systèmes de styles en parallèle.

Bricks est-il vraiment plus rapide ?

Les sites Bricks affichent le meilleur taux de conformité aux Core Web Vitals de ce comparatif, mais l'échantillon est petit et surtout composé de sites construits par des développeurs. La rapidité dépend d'abord de qui construit le site et de l'hébergement.

Peut-on mélanger l'éditeur de blocs et un constructeur ?

Oui, et c'est fréquent : beaucoup de sites construisent leurs pages avec un constructeur et rédigent leurs articles dans l'éditeur de blocs. C'est même l'usage que décrit la documentation de Bricks. Gardez simplement en tête que chaque outil ajoute son propre code à la page.

Peut-on passer automatiquement d'un constructeur aux blocs ?

Seul Bricks propose une option officielle, désactivée par défaut, qui enregistre aussi ses pages en blocs natifs, et uniquement pour les blocs standard de WordPress. Elementor et Divi n'offrent rien de tel. L'outil de migration de Divi convertit Divi 4 en Divi 5, celui de Bricks met à jour ses propres anciennes données. Des convertisseurs tiers existent, sans garantie : prévoyez une reconstruction, au moins pour les modèles.

Conclusion

En 2026, l'éditeur natif de WordPress a comblé une grande partie de son retard : mise en page par écran, CSS par bloc, compositions en mode contenu seul. Il reste moins riche que les constructeurs pour les fonctions marketing, mais il est le seul dont les pages survivent à tout changement d'outil.

Le choix tient en une question : qu'acceptez-vous de laisser derrière vous le jour où vous changerez d'outil ? Si la réponse est rien, l'éditeur natif s'impose. Si les fonctions d'un constructeur vous font gagner du temps chaque semaine, choisissez-le en connaissance de cause, en sachant où il enregistre vos pages et comment vous en sortiriez.

Sources


LaFactory conçoit, développe et maintient des sites WordPress et WooCommerce, et développe ses propres plugins. Parlons de votre projet WordPress.

Francis Rozange

Ancien chef de rubrique à Libération, il dirige LaFactory, agence web internationale depuis 1996.

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