Ce que coûte vraiment le GEO, et ce que nous refusons de vendre

par | Août 26, 2026 | GEO

Vous demandez un devis. On vous répond par une fourchette, un forfait mensuel, une durée d’engagement de six ou douze mois. On vous parle de méthodologie propriétaire, de veille continue, d’optimisation itérative.

Ce qu’on ne vous dit presque jamais : combien, pour quoi exactement, et comment vous saurez que ça a marché.

Le problème n’est pas que les prestataires soient malhonnêtes. Le problème est qu’un marché sans livrable mesurable n’a pas de prix de référence, et qu’un marché sans prix de référence facture ce que le client accepte de payer.

Cet article donne les seuls chiffres publics sérieux sur ce que dépensent les entreprises, nos propres tarifs, et la liste de ce que nous refusons de facturer.

Ce que dépense le marché

La seule enquête publique avec un échantillon déclaré date du 25 mars 2026. Elle porte sur 205 dirigeants et responsables marketing d’organisations américaines, complétée par des entretiens avec plusieurs agences.

Marquage de provenance : sondage commandité, relayé par la presse professionnelle, échantillon annoncé, méthodologie sommaire. C’est faible en niveau de preuve, et c’est pourtant ce qui existe de mieux.

Cinquante cinq pour cent des répondants ont désormais une ligne budgétaire dédiée. Parmi eux, sept sur dix y consacrent entre onze et vingt pour cent de leur budget. Une agence interrogée recommande un budget pilote représentant une fois et demie à deux fois le budget de recherche payante existant.

Deux détails de cette même enquête valent plus que les pourcentages.

Aucun des praticiens interrogés n’a communiqué de montant. Ni en dollars, ni en euros. Dans un secteur où les tarifs de campagne, de rédaction et d’audit circulent librement depuis vingt ans, celui ci ne publie rien.

Et l’un des dirigeants cités résume la mécanique réelle : si vous dépensiez dix mille dollars par mois en référencement, la moitié couvre désormais aussi le GEO.

Traduction : dans une bonne partie des cas, il ne s’agit pas d’un nouveau budget pour un nouveau travail. Il s’agit du même budget, pour le même travail, sous un nom neuf.

Sur les taux d’échec, je n’ai rien à vous montrer

J’ai cherché des données sur la proportion de prestations GEO qui n’atteignent pas leur objectif. Je n’ai trouvé aucune étude sérieuse.

Ce qui circule à la place, ce sont des chiffres d’auto promotion publiés par les prestataires eux mêmes : trois cent quarante pour cent de retour sur investissement, trois cent soixante six pour cent de visibilité gagnée. Aucun ne s’accompagne d’une méthodologie, d’un échantillon, ni d’un groupe de contrôle.

Je ne les citerai pas, même pour les critiquer. Leur donner un chiffre à retenir, c’est déjà leur donner ce qu’ils cherchent.

L’absence de données sur les échecs, dans un marché qui affiche 55 % d’adoption, est en soi une information.

Nos tarifs, en clair

Nous publions nos prix depuis toujours, et nous ne faisons pas d’exception ici.

Prestation Prix Ce que cela contient
Audit technique 200 dollars Rapport détaillé, priorisé par impact sur le chiffre d’affaires, plus une restitution en visioconférence
Rédaction de contenu 200 dollars les 20 articles Sans engagement, renouvellement au mois
Fiche produit 5 dollars l’unité Quelle que soit la plateforme
Community management 100 dollars par mois Trois publications par semaine, avec photo ou vidéo
Publicité 200 dollars d’installation, puis 100 par mois Toutes plateformes, vous payez la régie directement
Site web À partir de 1 000 dollars Jusqu’à dix pages, six mois de support illimité
Hébergement À partir de 149 euros par an 4 Go dédiés, sauvegardes quotidiennes, SLA 99,9 %

Vous remarquerez qu’il n’y a pas de ligne « GEO » dans ce tableau.

Ce n’est pas un oubli. Les actions dont la littérature indique un effet, la couverture réelle d’un sujet, la présence sur les sources tierces, la correction de l’information qui circule sur vous, sont déjà couvertes par la rédaction, le community management et l’audit. Créer une ligne supplémentaire reviendrait à facturer deux fois le même travail, ce que l’enquête citée plus haut décrit précisément.

Ce que nous refusons de vendre, et pourquoi

Une position garantie dans ChatGPT ou dans un résumé Google. Il n’existe pas de classement stable à garantir. La même question posée deux fois ne produit pas la même réponse : la visibilité générative est une distribution, pas un point. Quiconque garantit une position vend une chose qui n’existe pas.

Un forfait de mise en place de fichier llms.txt. Le fichier se dépose en dix minutes. Une analyse portant sur environ 300 000 domaines ne trouve aucune corrélation entre sa présence et les citations, et le modèle testé performe même mieux sans lui. Une autre, sur 137 000 sites, mesure que 97 % de ces fichiers ne sont jamais lus. Nous le mettons en place gratuitement si vous y tenez. Nous ne le facturons pas.

Du balisage vendu comme levier de citation. Le balisage a de vraies vertus pour l’exploration, l’interprétation et les résultats enrichis. Mais une étude portant sur 1 885 pages ayant ajouté du balisage, comparées à environ 4 000 pages témoins, ne mesure aucun effet sur les citations de deux moteurs, et une baisse statistiquement significative sur le troisième. Nous facturons le balisage pour ce qu’il fait, pas pour ce qu’on aimerait qu’il fasse.

Un rapport mensuel fondé sur une mesure unique. Un nombre obtenu en interrogeant un moteur une fois est un tirage, pas une mesure. Nous ne produirons pas un graphique qui donne l’illusion contraire.

Un pourcentage de visibilité promis à l’avance. Le gain d’une stratégie générique s’effondre de 0,802 à 0,007 dès lors que les concurrents adoptent la même approche. Promettre un pourcentage revient à parier que votre secteur ne bougera pas.

De la réécriture « pour les LLM » sans mesure de la récupération. Le survey qui a examiné quarante cinq études signale que ces réécritures peuvent dégrader la récupération du document. Optimiser une étape en cassant la précédente n’est pas un service, c’est un transfert de risque.

Le test en trois questions

Devant n’importe quel devis, posez ces trois questions. Elles ne demandent aucune compétence technique.

Que se passe t il si je ne prends pas cette prestation ? Si la réponse est « vous serez invisible dans l’IA », demandez la mesure de votre visibilité actuelle. Vous n’êtes probablement pas à zéro.

Combien de fois mesurez vous, et contre quel groupe de contrôle ? Une seule mesure, sans contrôle, ne permet aucune attribution. Vous paierez pour des variations de plateforme.

Quelle part du travail se déroule hors de mon site ? Si la réponse est zéro, la prestation vise l’endroit où les mesures indiquent l’effet le plus faible.

Un prestataire sérieux répond aux trois. Un vendeur change de sujet à la deuxième.

Le calcul que personne ne vous propose

Avant de signer, faites ce calcul. Il prend un quart d’heure.

Relevez la part de vos sessions provenant des plateformes génératives. La moyenne mesurée sur 1 215 domaines est de 1,08 %, mais la vôtre peut être très différente selon votre secteur.

Appliquez y votre taux de conversion et votre panier moyen. Vous obtenez le chiffre d’affaires actuellement attribuable à ce canal.

Ajoutez une estimation prudente de l’effet indirect, celui qui passe par une recherche de marque ultérieure et que votre outil d’analyse attribue à l’organique. Un panel de juin 2026 mesure une hausse de 4,3 points de la recherche de marque après une recommandation.

Comparez au coût annuel de la prestation.

Si personne, ni vous ni le prestataire, ne sait faire ce calcul avec des ordres de grandeur défendables, vous n’envisagez pas un investissement. Vous envisagez un pari, et il faut au moins le savoir.

Ce que vous faites demain matin

Ressortez le dernier devis GEO que vous avez reçu et rayez chaque ligne qui figure dans notre liste de refus. Regardez ce qui reste, et le prix associé.

Puis demandez ce prix restant pour la seule chose qui compte : être présent, correctement, dans les sources que les moteurs citent réellement sur votre catégorie.

Nous n’avons pas de ligne GEO sur nos factures. Nous avons de la rédaction, de la présence, de la mesure, et trente ans d’habitude de ne pas facturer ce que nous ne pouvons pas démontrer.

Sources


<strong>LaFactory</strong> mesure la visibilité IA avec un protocole publié : mesures répétées, paraphrases, groupe de contrôle. Pas de position garantie, jamais. Contactez nous pour cadrer un audit.

Panier